expérience ouvrière italienne

Des syndicalistes, un médecin… et la Santé

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Introduction

Février 2010 : un rapport fait à la demande du Premier ministre a pour titre : Bien-être et efficacité au travail – 10 propositions pour améliorer la santé psychologique au travail. Ce document de 19 pages est présenté par Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, Christian Larose, Vice-président du Conseil économique, social et environnemental, Muriel Pénicaud, directrice générale des ressources humaines de Danone.

Février 2016 : la publication « Insee Première n° 1854 » déclare que : Les hommes cadres vivent toujours 6 ans de plus que les hommes ouvriers.

Samedi 23 septembre 2017 : cinq ordonnances sont publiées au Journal Officiel, dont celle qui supprime les CHSCT. La ministre du travail est une ancienne DRH de Danone…

Tout ceci pour dire que si les ouvriers et tous les exploités du monde du travail ne se remettent pas à penser par eux-même à leur avenir, à leur santé et à celle de la planète, personne ne le fera à leur place.

Pour re-découvrir comment s’y prendre, on peut aller voir comment d'autres ont procédé. Grâce à Internet, l'exploration de la bibliographie syndicale d'un pays proche nous instruit considérablement.

Italie, années 1960-70. Le mouvement ouvrier, durement touché dans les décennies précédentes, se relève lentement. La C.G.I.L. (confédération générale italienne du travail – confederazione generale italiana del lavoro) engage ce qu’elle nomme « le retour en usine ».